Le sommeil du marin : le mouillage sur corps mort est le type même de sujet concerné par l'expression " petite cause - grands effets ". La rupture d'un fil de fer qui ne coûte rien peut entraîner la destruction complète d'un navire, valant plusieurs années de travail d'un homme.

L'auteur de ce travail sait combien la sécurité d'un navire au mouillage tient parfois à peu de choses, et connaît le prix des nuits blanches des soirs de tempête, où l'on se tourne d'un bord sur l'autre dans son lit en cherchant vainement le sommeil, car il est impossible de chasser de son esprit les pensées entretenues par le sifflement des rafales du vent.

Bien des marins ont aussi vécu ces nuits d'inquiétude où l'on se lève pour aller voir si le bateau est toujours là. Je remercie en particulier Paul Bienvenue, ingénieur DCN, pour ses équations, Yvon Lagadec, marin pêcheur au Conquet, Benoni Le Ricousse, margat à la DP , et Mikael Le Berre, président de l'association des Ports de Plaisance de Bretagne, pour sa confiance. Je n'oublie pas les anciens de Lomener et leurs avis pertinents.

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